New-York Paris 1908 - La De Dion-Bouton

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Serros07
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Re: New-York Paris 1908 - La De Dion-Bouton

Message par Serros07 » 18 juil. 2015, 17:25

Superbe

Gilles

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f1aquilon
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Re: New-York Paris 1908 - La De Dion-Bouton

Message par f1aquilon » 07 févr. 2018, 19:11

Un petit déterrage.

Pour ceux qui aime le sport automobile et son histoire, j'ai entièrement réécrit le résumé de la course.
J'ai parcouru le Matin, le New-York Times, le Journal et l'Auto, ainsi que le magazine La Vie au grand air entre fin 1907 et début 1909.

"Nous sommes à Paris et un homme, la casquette visée sur la tête, s'avance rue Saint-Honoré. Petit de taille, l'allure vive et déterminée il tourne à l'angle de la rue Richelieu. Normand d'origine, au caractère bien trempé, il est âgé en cette année 1907 de trente-cinq ans. Sa vie est faite d'aventures. Il s'embarque à seize ans sur un navire de la marine marchande qui fait naufrage dans la Manche. On le croit mort. Un mois plus tard, il se présente chez ses parents, alors qu'il est officiellement porté disparu. A dix-neuf ans il s'engage dans l'infanterie de marine et se rend au Tonkin. Là-bas, il tombe amoureux d'une jeune fille, mais la belle préfère partir dans les bras d'un officier. Vexé, notre homme pour se venger met sens dessus dessous les appartements de son supérieur. Jugé, il est envoyé au bagne. Libéré, il retourne voir cet officier pour l'agresser à son domicile et se retrouve de nouveau en prison. Pour payer sa dette, il s'engage dans la Légion étrangère, mais son fort caractère ne s'accommode pas de la rigueur militaire et il se révolte, ce qui lui vaut un nouveau séjour au bagne. Il part alors quatre ans au Congo et y crée une manufacture de caoutchouc. Journaliste à "La Patrie", il entreprend de faire le tour du monde à pied. Durant ce périple, alors qu'il est soigné dans un hôpital en Russie après s'être fait attaquer par des brigands en Sibérie, il rencontre Hélène Kreis, infirmière bénévole qui deviendra sa femme. Rétabli, il reprend la route, mais la guerre russo-japonaise l'empêche de poursuivre son chemin. Pour le compte du journal "Le Matin" il s'en va à dos de chameaux reconnaitre dans le désert de Gobi la route qui devront emprunter le prince Borghese et ses compagnons lors de la course Pekin-Paris.
Notre baroudeur s'appelle Eugène Lelouvier, et aujourd'hui, ses pas le conduisent au numéro 100 de la rue Richelieu, devant les locaux de la gazette "Le Journal". Il vient porter la folle idée d'un tour du monde en automobile. Mais face aux tergiversations de l'équipe de rédaction, notre globe-trotter s'en va faire sa proposition au journal "Le Matin". Bien évidemment, la nouvelle se répand rapidement dans la capitale et le 24 novembre 1907, arrive au siège du quotidien cette missive :

"Monsieur le président du conseil d'administration du Matin ...


La suite ici : http://thierry.cann.free.fr/newparis1908.htm
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