Diorama 1/18 : Victoire inespérée de D.Hill, GP de Belgique 1998
L'histoire (4/4)
Auteur : Peter (Belgique)
Publié le 15/01/04
Sommaire
Comme d'habitude dans les dossiers F1Passion, un petit rappel "historique" pour revenir un peu sur cette course atypique que fut ce Grand Prix de Belgique 1998 ...
Le chaos
En effet, qui pourrait oublier cet effroyable accident en chaîne lors du départ sous le déluge de pluie.
Malgré des conditions météos semblables à l'année précédente, les pilotes avaient décidé cette fois de ne pas prendre le départ derrière la safetycar comme en 1997.
Le carambolage du siècle
Mal leur en a pris car si le premier virage de la source se passe sans trop de soucis, c'est dans la descente vers le raidillon que tout va se gâter. Coulthard en bagarre avec Irvine part soudainement en aquaplaning, s'écrase et rebondi sur le muret et s'imobilise au milieu de la piste , les poursuivants aveuglés par les gerbes d'eau vont alors créer le plus spectaculaire carambolage de la F1 moderne.
Heureusement plus de peur que de mal, puisque seuls de nombreux dégâts matériels étaient à déplorer, aucune blessure sérieuse.
Hélas, pour certains, le WE de course s'arrêtait là faute de voiture disponibles tant les ravages étaient grands au niveau de la mécanique, 13 monoplaces seront impliquées dans l'accident.
La course sera bien évidemment neutralisée et un second départ avec seulement 18 monoplaces sera donné alors que la pluie avait disparu.
La plupart des rescapés optèrent alors pour les pneus intermédiaires et malheureusement la piste encore détrempée fera à nouveau des victimes dont notamment les deux pilotes McLaren Hakkinen et Coulthard, ce qui fera à nouveau revenir la safety car en piste ...
Le second départ
C'est là que commence la seconde émotion du GP quand pointe en première position derrière la safety car, la modeste Jordan et son diable de champion du monde au volant,
Damon Hill que personne n'imaginait plus un jour revoir à telle fête, devant les deux Ferraris de Schumi et Irvine.
Après avoir résisté à la pression de l'allemand, Hill finira par céder après 6 tours mais le britanique n'a pas dit son dernier mot.
Le carnage continue ...
Alors que la Ferrari de Schumacher prenait maintenant logiquement le large, la pluie s'intensifiant à nouveau, Irvine partira à la faute lui aussi, d'autres grands l'imiteront comme Frentzen, Villeneuve. Hill est toujours bon second, suivi maintenant de son coéquipier Jordan, Ralf Schumacher.
Michaël Schumacher, dans son élément qu'est la piste mouillée a maintenant 40 secondes d'avance quand il s'apprête à prendre un tour à Coulthard.
Mais aveuglé par les projections d'eau de la McLaren, il ne voit pas que l'écossais est soudainement très lent à cet endroit et c'est le choc qui oblige l'allemand à rentrer aux stands sur 3 roues.
S'en suit une altercation virile dans les stands McLaren avec Coulthard qui restera également une image forte de ce GP 1998.
Retour aux stands et on va s'expliquer David ...
Après un nouvel accrochage, cette fois plus violent entre Fisichella et Nakano, la safety car reprend à nouveau du service, seules 6 voitures rescapées roulent derrière quand Coulthard resté depuis 5 tours aux stands reprend la piste dans l'espoir d'accrocher un point.
A cet instant Hill est en tête et le doublé jordan est même possible puisque Ralf est juste derrière, suivi de la Sauber d'Alesi qui revient comme une bombe, et enfin de Frentzen, Diniz et Trulli.
Malgré les tours plus rapides logiquement enchaînés par Coulthard, rien ne troublera plus cet incroyable classement qui verra un doublé historique du team Jordan fêtant par la même occasion sa première victoire en GP, une inespérée victoire de Damon Hill, l'oublié des top teams ...
et un premier podium pour Sauber offert par Jean Alesi qui démontrait encore son art sur le mouillé.
Bref, un grand prix spectaculaire et un résultat inattendu dont on se souviendra longtemps dans les livres d'histoire de la Formule 1
Je tenais à remercier à nouveau Peter pour ce très chouette et intéressant dossier mais surtout le féliciter d'une part pour sa réalisation qui constitue,
je le rappelle une de ses premières expériences en la matière mais surtout de nous l'avoir raconté et fait vivre dans une langue qui n'est pas la sienne (c'est à souligner !!!)...